1er chapitre: Mes
débuts
Je suis née dans la banlieue de Bordeaux en 1966 par une chaude
journée d'été...
J’ai commencé la danse à l’âge de 4 ans pour un problème de dos .Le médecin
avait demandé à ma maman de me faire faire de la gymnastique correctrice,
très à la mode à cette époque .Ma mère avait finalement opté pour un cours
de danse, ce en quoi je ne la remercierais jamais assez !!!
Je suis donc entrée à l’Ecole de danse Isadora de Montluçon.
Notre professeur de danse, Suzy, était une passionnée multidisciplinaire.
Sévère, exigeante mais aussi drôle et proche de ses élèves. Nous faisions en
priorité de la danse classique, puis du néo-classique , du moderne, des
claquettes, de la danse de caractère, du jazz, quand notre travail
s’améliorait.
C’était une école comme toutes les petits danseurs rêvent de fréquenter.
J’ai fini par aller à la danse tous les soirs, grâce à la gentillesse de mes
parents et de Suzy qui nous fit un prix car les cours de danse étaient déjà
chers à l’époque.
Je suis montée sur les pointes à l’âge de 8 ans. J’adorais ça .Même si je
sais maintenant que c’était beaucoup trop jeune et que j’aurais pu avoir de
gros problème de dos (le comble !).
Tous les ans Suzy organisait des concours de danse classique au sein même de
l’école, en y faisant venir de grands noms de la danse. Je me rappelle très
bien de l’effervescence qu’il y régnait alors ! Nous répétions des morceaux
choisis dans le répertoire durant des heures et des heures. Quel plaisir !
J’étais amie avec Caroline et nous étions les éternelles Prix d’excellence
et Premier prix de notre catégorie.
Comme je m’appliquais et que je progressais vite, Suzy demanda à ma maman si
elle pouvait m’intégrer à un groupe de travail en plus de mes cours .En
sachant que ce groupe s’entraînait les week-end, j’apprécie encore plus la
réponse positive que mes parents ont donné à mon professeur de danse.
Nous avons passé des week-end entiers à danser et à danser. Suzy nous
apprenait sans cesse de nouvelles choses, de nouvelles chorégraphies, nous
passions d’un style à l’autre, d’un tableau de classique à une petite
chorégraphie humoristique, et nous étions vraiment heureux.
De ce groupe où nous étions une quinzaine, sont nées plusieurs
« noms » :Didier Chape qui est devenu le bras droit de Maurice Béjart, Bruno
Collinet professeur de Jazz bien connu du milieu de la danse de France et
d’ailleurs, Isabelle Hernandez, assistante d’ Anne-marie Poras (professeur
de modern jazz à Montpellier et qui dirige un centre de formation pour le
D.E), Cathy Bisson, professeur Jazz et chorégraphe de spectacle sur Paris
et puis six autres qui comme moi sont devenus professeurs de danse.
J’espère que je n’en oublie aucun.
Elle nous avait inoculé le virus de la passion de la danse et je l’en
remercie du fond du cœur.
Grâce à tout cela j’ai appris qu’en cours il fallait de la discipline, de la
rigueur, de la sueur, de la diversité, de l’ouverture d’esprit, de la
tolérance, et de l’écoute.